"J'ouvrais les yeux ! Le ciel au dessus de moi, avait changé de couleurs. Sur mon bateau, qui flottait doucement, l'air frais me caressait le visage. Sur mon bateau à voile, j'étais là..."
C'est étrange comme rien du tout peu renversé un océan entier. C'était un samedi. Lorsque que je me suis levée, le ciel était clair, reflétant l'océan. Un vent d'été s'enroulait autour du mât, glissant jusqu'en haut, entourant le feu de navigation qui ne fonctionnait pas pour finir par basculer les voiles. J'avançais en direction du nord, car là bas, une île m'attendais. Mon chemin était tout tracé, c'était mon dernier voyage en mer, mes derniers pas sur mon voilier bleu, et ce voyage, c'était le mien. C'était mon voyage. Cela faisait depuis 43 jours que j'étais en mer. A mon départ, nous étions plusieurs voiliers, une cinquantaine de voyageurs. Nous devions faire le voyage ensemble, et puis les esprits ont pris le large autant que leurs voiliers. Plusieurs voyageurs ont pris une direction opposée, ils ne se sentaient plus d'attaque à ce voyage et sont rentrés. D'autre, ont pris un autre chemin, une autre destination, une autre île. En ce 43ème jours, je pouvais apercevoir six voiliers autour de moi. Trois voiliers étaient cote à cote, ils parcouraient ensemble leurs chemins, les inséparables. Plus loin, l'ombre d'un voilier, qui à mon départ, avait parcouru à coté de moi. Et depuis on se suivait de prés, mais ce jour là, j'étais partie plus tôt, laissant son ombre, derrière moi. Les deux autres étaient autour de moi, ils jonglaient ma place, voulant être les premiers, aussi courageux que fainéant, ils ne se dépêchaient pas plus de dix minutes, et ensuite se laissaient guider par le courant. En ce 43ème jour, l'un des inséparables accéléra, laissant les deux autres derrière lui. Je l'observais discrètement, le voyageur regardait l'eau filer entre ses doigts, ses yeux reflétaient le clair de l'océan. Il ouvrit sa main, et regardait dans ma direction, il fouillait dans sa poche, lorsque que son poignet sortit de la poche, le ciel se recouvrit à toute vitesse. Puis le voyageur me lança ce qu'il avait dans la main, l'objet atterrit devant moi. C'était une pierre ronde, recouvertes de rouilles, elle brillait, malgré tout. Et moi, qui l'à regarder se fondre dans l'eau doucement, j'apercevais un reflet, ou je pouvais voir les yeux du voyageur. Lorsque que je ne pu continuer à la suivre des yeux, je me suis tournée, et le voyageur partit. En ne le quittant pas des yeux, le brouillard s'abattait sur moi, et je ne voyais alors plus que son ombre. Le ciel devint tout à coup noir, et l'eau se mit à virevolter dans tous les sens, et des vagues immenses arrivèrent devant mes yeux. Elles faisaient voler mon bateau dans tous les sens, mais j'essayais de garder mon calme en m'accrochant de toutes mes forces au balcon avant. Les poignets serrés autant que ma mâchoire, je réussi à ouvrir les yeux malgré tout, l'eau que le ciel déversait sur ma tête. Je ne voyais plus aucun voilier autour de moi, les nuages étaient tellement noirs qu'on aurait presque pu les confondre avec la nuit. Malheureusement, il n'y avait, pas une seule étoile, dans tout l'univers. Quelque chose s'instillait au fond de l'eau, à peine j'eu le temps de me demander ce que cela pouvait être que je me fit projeter à l'encontre de ma volonté, à l'arrière du voilier, où une vague se jeta sur moi, et de ses dents tranchantes, me dévora entièrement. Et sur cet océan, une fois que j'étais au fond de l'eau, mon corps agrippé à une pierre, qu'un voyageur qui voyageait avec deux autres voiliers inséparables m'a lancé que le calme était revenu sur l'océan. Le soleil scintillé et un petit vent d'été s'enroulait autour du mât, glissant jusqu'en haut, entourant le feu de navigation qui ne fonctionnait pas pour finir par basculer les voiles des autres voyageurs. Pendant que moi, j'étais prisonnière, de la pierre, au plus profond, de la terre.
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Pascale Picard, Sorry